Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada - Treasury Board of Canada Secretariat
Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels




Profils

 Bob TruongProfil : Bob Truong

Un agent de programmes trouve de nouvelles façons de surveiller de près la technologie nucléaire

Empêcher que le matériel nucléaire ne tombe entre de mauvaises mains n’est pas une mince tâche, mais il faut que ce soit fait. En tant qu’agent principal à l’appui des garanties à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), Bob Truong joue plusieurs rôles pour s’acquitter de cette tâche.

Bob et son équipe donnent de la formation et fournissent l’équipement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le gardien nucléaire qui veille à ce que les pays utilisent l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

Il a certainement beaucoup de travail. Beaucoup de pays ont des raisons valables de vouloir utiliser l’énergie nucléaire, voire par exemple pour générer de l’électricité de façon plus abordable, mais l’AIEA veut éliminer ceux qui ont des arrière-pensées. Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre les deux, surtout si un pays a investi des sommes importantes pour implanter des mesures visant à duper les inspecteurs.

Police nucléaire internationale

Il peut être plus difficile de duper la technologie. Bob et son équipe sont en train d’élaborer de nouvelles façons de s’assurer que les utilisateurs de la technologie nucléaire restent honnêtes. Les connaissances qu’ils acquièrent grâce à leurs recherches sont transmises à l’AIEA qui, de son côté, mène les enquêtes.

Bob aide à la formation des inspecteurs de l’AIEA sur l’utilisation de différentes formes de technologie, notamment les images par satellite, les détecteurs thermiques et les photodétecteurs. Il affirme que l’AIEA se sert aussi de cette technologie pour s’assurer que chaque pays signataire du traité est en conformité réglementaire, même un pays qui semble être à l’abri de tout soupçon.

« L’AIEA surveille de nombreux pays, y compris le Canada », dit Bob.

« J'ai de la chance!
La recherche
et l'innovation me
permettent de faire ce
que j'aime. »

Des photos à l’appui

Grâce à Internet, l’imagerie satellitaire, un outil clé pour la CCSN, est maintenant très connue. Bob compare la technologie qu’utilise son ministère au programme populaire Google Earth. Mais l’équipement de la CCSN est un peu plus évolué que le logiciel que vous trouverez en ligne, mentionne Bob. « Google Earth est très bien mais vous n’avez pas vraiment de renseignements à jour. En fait, nous utilisons les véritables images achetées directement du fournisseur.

« L’imagerie satellitaire permet de voir les installations nucléaires du Canada ou de presque partout dans le monde. Il ajoute qu’il peut être «  difficile pour l’AIEA de se rendre à un endroit en particulier. Donc, l’observation à partir d’imagerie satellite convient parfois davantage. »

Une autre innovation à avoir fait le tour de l’AIEA est celle de la technologie du satellite-radar qui a été considérablement améliorée. « Il y a quelques années, la résolution des images radar satellitaires n’était pas assez élevée, affirme Bob. Aujourd’hui, les images sont plus claires et l’image a l’air d’une photo plutôt que d’une tache. »

Repérer la chaleur

 Bob Truong

Bob travaille aussi avec le nouvel appareil de visualisation numérique Cerenkov qui détecte les rayons ultraviolets s’échappant du combustible nucléaire irradié stocké sous l’eau. Cet appareil d’imagerie de pointe a été conçu conjointement par deux compagnies, l’une canadienne et l’autre suédoise.

Bob explique que « lorsqu’on veut refroidir le combustible utilisé dans des réacteurs nucléaires, on le met habituellement dans un bassin. Le combustible nucléaire irradié émet des rayons ultraviolets. Cet appareil est utilisé pour déterminer s’il s’agit effectivement de combustible dans le bassin ou si celui-ci est du faux. »

« Cela permet à l’AIEA de surveiller de près le combustible épuisé et de s’assurer que le combustible n’est pas utilisé pour mener des affaires illicites, telles que la production d’armes nucléaires. »

L’AIEA peut aussi se servir de l’imagerie radar-satellitaire pour détecter des quantités inhabituelles de chaleur générées par des réacteurs nucléaires. Plusieurs satellites, tel le satellite américain Landsat-7, ont cette capacité.

« Par exemple, si un pays prétend que son réacteur nucléaire n’est pas en opération, mais que vous voyez par imagerie que l’eau de refroidissement qui en sort est rouge, c’est qu’elle est chaude. Si vous procédez à une analyse détaillée, vous pouvez même évaluer la température de l’eau. »

Bob, considéré comme un des meilleurs experts de la technologie satellite, est invité à transmettre son expertise dans différents lieux à travers le monde. Par exemple, il était à Vienne et à Tokyo récemment pour parler de la plus récente technologie de radar satellitaire.

Il déclare être heureux d’avoir trouvé sa vocation. « J’ai de la chance! La recherche et l’innovation me permettent de faire ce que j’aime. »


  • Suivant : Dr. Jay Wortman dit : « Ce régime a été étudié dans plusieurs contextes, mais il s'agit d'une première au sein d'une population autochtone. »
  • Voir tous les profils